Cerfs-volants – Agathe Hennig

Aujourd’hui, à Trouville.

cerfs-volants

Agathe Hennig a créé sa maison d’édition: Ah! Editions, à Trouville.

www.facebook.com/agathehenniglivresjeunesse

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Aux déesses du foyer – Anne Bouin 

J’ai lu l’interview d’Arthur Hubschmid sur son métier

(https-//laficelleblog.wo#3256B8) et il m’en reste un drôle de goût. En voilà trois passages :

Qu’est-ce qui vous parait intéressant à faire aujourd’hui pour les enfants?
On arrive aussi à une fin de cycle. C’est un peu usé. C’est rarement frais. Rarement ténu. Cela m’arrange, parce que je suis vieux. (…)

Vous citez souvent les mêmes auteurs, Ungerer, Sendak, il n’y a rien eu d’intéressant depuis ?
Non pas du tout. Je pense qu’on n’a pas baissé en qualité, mais c’est moi qui suis devenu vieux. Mon disque dur est saturé. (…)

Vous ne lisez pas de romans?
Non. Je crois que la littérature est arrivée à la fin d’un cycle. C’est devenu répétitif. (…)

Voilà un éditeur qui avoue la mort de sa passion. Voilà un éditeur à qui est confiée la responsabilité de publier des romans pour la jeunesse. Voilà qui laisse songeur. Continuer à lire … « Aux déesses du foyer – Anne Bouin « 

Francis Hubshyama – Wikipédia

Ubshyama Jpeg

*   Article Wikipédia Francis Fukuyama

Francis Hubshyama  *   

Francis Hubshyama, né en 1940, à Zurich, est un philosophe, économiste et chercheur en science de l’édition.

Intellectuel influent, très connu pour ses thèses sur la fin de l’histoire, Francis Hubshyama est actuellement professeur de ligne éditoriale à l’école des loisirs (EDL), à Paris, France.

Biographie

Trés vite, il veut s’enfuir de Zurich.

Idées politiques

Le concept de « fin de l’histoire » avait d’abord été élaboré par Hegel, puis repris de diverses manières par plusieurs philosophes, dont Alexandre Kojève et critiqué par Karl Marx pour qui l’humanité n’était pas encore sortie de sa préhistoire. Pour Hubshyama comme pour Hegel, l’Histoire s’achèverait le jour où les auteurs brisacés (terme inventé par Francis signifiant : Etre encouragé dans son délire égotiste) seraient anéantis, afin de laisser place à un consensus universel mettant un point final aux conflits internes, aux introspections stériles.

Citation

Je crois que la littérature est arrivée à la fin d’un cycle. C’est devenu répétitif. Parce que la condition humaine, la vie des uns avec les autres était un sujet énorme au XIXe siècle, que des auteurs comme Stendhal, Flaubert, Balzac ont très bien traité. Mais aujourd’hui c’est devenu indigeste. L’intérêt des auteurs de ce que les anglo-saxons appellent la « non-fiction » c’est qu’ils ne parlent pas d’eux-mêmes, pas directement en tous cas. Et parler de ce qui est extérieur à soi demande un effort de curiosité. Et c’est plus intéressant.   **

(Au sujet du livre pour enfant) :

On arrive aussi à une fin de cycle. C’est un peu usé. C’est rarement frais. Rarement ténu. Cela m’arrange, parce que je suis vieux. Alors aujourd’hui ici ce qu’on explore ce sont les livres « documentaires ». **

** : Culture box, france tv info, décembre 2015.

 

Parlons botanique – Aurélien Loncke

Avec le printemps revenu, les jardineries débordent de fleurs. Fleurs jolies, certes, plaisantes, c’est un fait, multicolores, et que l’on retrouve en milliers d’exemplaires dans toutes les boutiques de jardinage de France et de Navarre. Les primevères, sympathiques car faciles à repiquer ; les roses et les rhododendrons, le couple royal des massifs fleuris, dispos en mille variétés brevetées ; les incontournables jonquilles, tulipes, dahlias… j’en passe et des brouettes.
Ma fleur préférée est l’edelweiss.
Noble, originale, rare, très rare, on ne le trouve que sur les sommets. Il ne se laisse pas facilement cueillir, il faut le mériter ; mais quand on le déniche, entre deux vallées, sur la neige et sous les aigles, et surtout SI on le déniche, alors quelle immense satisfaction ! Car un edelweiss vaut plus que cent bouquets réunis. Certaines éditrices ressemblent à un edelweiss : rare, stylée, dans les sommets. Quand je dis certaines… j’en connais une, moi.
Il me semble que les edelweiss sont une espèce protégée, à ne pas abîmer. Si ce n’est pas le cas, c’est bien dommage.
Ça devrait l’être…

Silence dans les rangs! – Elisabeth Motsch

Dans les écoles, les médiathèques, les librairies, je suis chaque fois surprise par l’intérêt des enfants – et des adultes qui les entourent – pour nos Mouche, nos Neuf, nos Medium. Oui, ils aiment les illustrations, oui, ils commencent par regarder les images quand il y en a. Mais ils sont aussi fascinés par les textes! Il n’y a qu’à voir comme ils sont avides de parler de ce qu’ils ont lu! Et comme ils souhaitent établir un lien avec l’auteur(e) qui leur fait le grand honneur de venir les voir!

Les jeunes sont bel et bien capables d’apprécier la littérature de qualité écrite pour eux, n’en déplaise à la nouvelle équipe qui a pris tous les pouvoirs à l’Ecole des Loisirs.

Comme les autres auteur(e)s, j’ai toujours considéré que mon éditeur à L’Ecole des Loisirs était une éditrice et qu’elle s’appelait Geneviève Brisac.

Comment imaginer qu’un homme qui ne lit jamais de romans, qui pense que le genre date du 19ème siècle, puisse désormais remplacer une éditrice qui lit à peu près tout ce qui se publie, qui a un flair incroyable pour dénicher des auteurs, les encourager, les faire grandir, tout cela avec beaucoup de tact, d’élégance, de persuasion amicale?

Arthur Hubschmid, en 25 ans de travail comme auteure à l’Ecole des Loisirs, je ne l’ai jamais connu. Plus exactement, je l’ai rencontré dans les escaliers, dehors, j’ai essayé de lui faire des petits bonjours, mais à chaque fois je l’ai gêné. Continuer à lire … « Silence dans les rangs! – Elisabeth Motsch »

Un caprice – Eugénia Jeltikova

Promis, la prochaine fois que je me trouverai face à un groupe d’enfants, assez dense et assez passionné pour faire un plébiscite, je ne manquerai pas de leur demander ce qu’ils aiment le plus, des histoires racontées bien droit ou alors le détourné et l’oblique. Il ne faudrait pas que je tarde trop, de peur qu’un jour les enfants ne connaissent plus le sens de ce dernier mot. Du reste, je sais d’avance leur réponse. Je les soupçonne de préférer les gambades et autres sauts du coq à l’âne, les vrilles au détour desquelles la réalité ne se laisse pas documenter, enseigner, mais ne dévoile d’elle (mais qu’est-elle, la réalité, au fait ?) qu’un curieux quelque chose ; bref, les chemins de traverse dans des sous-bois magiques, fantastiques ou rêvés, ces chemins que piétinent les brigands, les égarés, les froussards, les chevaliers fous, les enfants perdus, les enfants orphelins, les enfants amoureux, les enfants rêveurs, et tous les autres flâneurs dont le destin, sans doute, est d’être recalés sans appel au casting des « héros » « positifs et entreprenants ».

Il faudrait donc que je remercie M. Hubschmid d’avoir attiré mon attention sur ce mot, « oblique », Continuer à lire … « Un caprice – Eugénia Jeltikova »

Fantasticophobe – Maëlle

J’écris du fantastique.

Je ne peux pas faire autrement, c’est plus fort que moi.

J’ai bien essayé de faire des histoires réalistes mais elles finissaient toujours pas virer vers des terres de magie. J’aime inventer des mondes, créer des personnages prodigieux, sortir du carcan de la normalité.

Mais peut-être devrais-je commencer par le commencement.

Mon premier contact avec Geneviève Brisac s’est fait par téléphone. Ou plutôt par répondeur puisque je n’ai pas pu prendre son appel. J’ai écouté ce message d’un interlocuteur inconnu debout dans la rue sans trop y croire. La voix, douce et grave, tenait à peu près ce langage :  Continuer à lire … « Fantasticophobe – Maëlle »